samedi 28 janvier 2012

Le chapeau


Tout le monde connait la définition du chapeau : Coiffure de formes et de matières variables, placé sur la tête pour la protéger du soleil, de la pluie, du froid, du vent, etc.

En Haïti, le chapeau sert principalement pour se protéger du soleil et un peu pour la pluie. J’attire votre attention sur « les matières variables » des chapeaux sur les chantiers! Suivi de quelques photos de chapeaux vus en campagne.


Pour les chapeaux de pluies, je n’ai pas de photos mais ils sont fait de bonnets de douche ou d’un simple sac en plastique !

Bon parlons chapeau:

Chapeau bas à Sébastien pour ses travaux !

J’en ai bavé des ronds de chapeaux pour faire ce petit reportage mais je ne veux pas en porter le chapeau !

Je continue toujours à m’occuper du chapeau de la gamine mais c’est quand même un peu mon rôle ici en tant que logisticienne.

Et ne vous inquiétez pas, je ne suis pas encore travaillée du chapeau !

vendredi 25 novembre 2011

Le bruit


Je lisais ce we, un livre « saison de porcs » d’un célébre auteur haitien, Gary Victor. Il y a un paragraphe qui décrit le bruit en Haiti. C’est tout à fait ce que l’on ressent chaque jour et je ne savais pas trop comment le décrire donc je vais citer Gary Vitor :

« La plus grande douleur de la vie à Port-au-Prince, […], était le bruit. Pétarades de moteurs, pots d’échappement des véhicules en mauvais état, coups d’avertisseurs intempestifs, appels des marchands, musiques jouées à plein volume dans les transports publics ou en pleine rue, soufflements asthmatiques de génératrices, sermons de pasteurs ambulants, priéres de sectes religieuses voulant à tout prix partager leur délire avec la population environnante, aboiements de chiens errants, chants intempestifs des coqs auxquels la folie des hommes avait fait perdre le sens de l’heure, disputes rageuses de voisins perpétuellement en litiges, enfants mémorisant leçons et formules chimiques imperméables à leur intelligence, télévisions réglées à vulome maximum à l’occasion de la diffusion d’un match du championnat italien de football de première division, radio jouant à fond le dernier succès compas ou rap. »

On apprécie donc le silence des nuits d'hiver (en ce moment: 20°C) avec le bruit des vagues, les grillons et un léger bruit de brise!

mercredi 28 septembre 2011


Jacmel est une ville au Sud-est d’Haïti fondée en 1698. Jacmel a prospéré grâce au commerce maritime. Malheureusement cette belle ville des Caraibes fut sérieusement endommagée par le tremblement de terre du 12 janvier 2010: la ville serait détruite de 60 à 80%.

Le carnaval de Jacmel est très connu dans tout le pays. En été, les plages de Jacmel ont une forte activité touristique, d'origine locale ou issue de la diaspora haïtienne. Les rues de Jacmel ont conservé le charme de l'époque coloniale française et espagnole.

Jacmel est la capitale de l'artisanat de la Caraïbe. Sa production artisanale comprend le papier mâché, le travail de bois, la peinture sur tissu, les bijoux et la broderie style Richelieu. Un artiste très connu, Moro Baruk aurait inspiré et formé des centaines d'artisans.

Nous avons donc passé un excellent we dans cette ville où l’on arrive encore à imaginer, en voyant les maisons fortement endommagées mais pas encore démolies, que ça devait être magnifique avant le séisme.

Nous avons logé dans un hôtel fait d’acajou (escalier, meuble), de petites briques roses et de fer (balustrade, porte extérieure) ainsi que de beaux tableaux: très bel endroit !

Les plages sont différentes de Petit-Goave : c’est ouvert sur les caraïbes, mer plus mouvementée, longue plage de sable blanc.

La suite en image !

https://picasaweb.google.com/107992730340357107736/Jacmel?authkey=Gv1sRgCITa4enI1oXiXQ

dimanche 3 juillet 2011

L'habitat haïtien



Il y a trois types d’habitat :

- l’habitat rural :

L’habitat rural qui peut être regroupé, il s’agit de petits villages appelé Bourg ou dispersé ce sont des habitations isolées dans la campagne. En milieu rural les ressources financières des habitants sont très précaires. Les principales activités sont l’agriculture et l’élevage. Ils souffrent de la déforestation. Ils n’ont pas accès à l’eau ni à l’électricité. Pour ce qui est de la santé, on trouve des dispensaires ou centre de santé.

Les matériaux de constructions sont précaires : le chaume de vétiver et l’enveloppe des feuilles de palmistes pour les moins riches et la plaque de tôle dont les tons, d’argent ou de rouille soulignent la richesse du propriétaire.

Les matériaux de constructions durables : le mortier de sable et la chaux sont traditionnellement réservés aux tombes, demeures définitives des ancêtres, tandis qu'à côté, les maisons, plus précaires, n'utilisent la chaux, blanche ou colorée, que comme enduit ou comme revêtement de l’aire de séchage.

En milieu rural, nous avons la maison appelée kay (prononcée caille) en terre, le taudis, l’ajoupas, la maison en dur recouvertes de tôle (plutôt en milieu semi-rural et urbain).

L’ajoupas : c’est le bâtiment type que l’on retrouve en milieu rural. La toiture de l’ajoupas est en chaume ou en branches de palmier. Les murs peuvent être en clissage et boussillage, en roches, en planches de palmiste, en planches ordinaires. L’ajoupas a comme ouverture des portes en planches à gonds et à crochets. Ce type de bâtiment est beaucoup plus spacieux que les “kay atè et taudis”. Il a souvent comme annexes une cuisine couverte, un colombier ou une soute. Le parquet est généralement en terre battue.

- l’habitat urbain

Il s’agit du logement familial isolé situé en centre-ville ou en banlieue ou le logement regroupés en appartement (pas encore trop fréquent) et les taudis des bidonvilles.

La maison est de plus en plus inaccessible aux familles car les terrains sont ville sont très chers, il n’y a pas de système de crédits, les matériaux de constructions sont très chers et parfois des familles achètent un terrain qui leur est repris car ce n’est pas le vrai propriétaire qui l’a vendu. Les familles construisent donc souvent leur maison petit à petit, c’est ainsi que l’on voit énormément de maisons non terminées et pas toujours construites selon les bonnes normes !

Ils existent quelques immeubles en capitale et autres grandes villes mais ce n’est pas encore très fréquent.

Actuellement, la ville est le domaine du ciment et du béton. Matériaux souple, résistant aux cyclones, à la fois isotherme et léger, le bois se prête à toutes les ornementations, surtout dans l'architecture de dentelle de bois. Longtemps interdit dans les villes à cause des incendies, il n'est plus guère utilisé, vu son prix et la rareté des ressources forestière de l'île.

En milieu semi-urbain et urbain on retrouve l’ajoupas recouvertes de tôle, la maison en dur recouvertes de tôles, la maison avec toiture en béton, les maisons anciennes (Gingerbread nom donné par des Américains dans les années 50 qui trouvaient que ses maisons ressemblaient au style Victorien, le nom initial de Dentelle de bois a ainsi disparu) et des appartements.

Vers 1895, trois Haïtiens se retrouvèrent en France pour faire des études d'architecture. Ils revinrent, imprégnés de l'architecture balnéaire telle qu'on peut encore la voir, principalement sur la côte normande ou à Arcachon. Elle se caractérisait par une volumétrie plutôt verticale, incluant bacons et galeries extérieures, par des éléments extérieurs de charpente très affirmés, par l'utilisation d'une ornementation en bois découpé.

Les plus belles habitations ont été construites avant l’avènement du béton armé. Des architectes partis étudiés à Paris ont rapporté l’art d’utiliser la brique en terre cuite et le bois découpé.

L’appareillage en métal concerne une architecture principalement commerciale : marchés, églises, entrepôts surtout pour se protéger contre les incendies.

Volets des boutiques, planches de bardage, balcons, balustrades, tout est prétexte à un déploiement fascinant de couleur.

En 1986, à la chute de Jean-Claude Duvalier, on a vu peindre en quelques jours les pierres et les maisons, les poteaux électriques, les troncs des palmiers de bleu et de rouge, couleurs traditionnelles du drapeau haïtien, ainsi que des tons les plus lumineux qui signifiaient alors l'immense espoir de tout un peuple. Aujourd’hui c’est en blanc et rose couleur du partis du nouveau président Michel Martelly que les troncs des arbres et façades sont peintes.


- l’habitat des bidonvilles

La construction de bidonville est une réponse à une demande de logement insatisfaite. Ce n’est pas un phénomène provisoire. Les maisons des bidonvilles sont souvent en durs.

Les moindres parcelles de terrain privé ou de l’Etat libres sont investies par des familles venant souvent de la campagne et qui espèrent trouver du travail en ville.


Depuis le séisme du 12 janvier 2010, nous voyons énormément de tentes et abris fait de bâches. Ces tentes sont posées devant les maisons, sur les gravas, sur les toits, sur les places publiques...

Quelques photos: https://picasaweb.google.com/107992730340357107736/HabitatHaitien?authkey=Gv1sRgCN7Djqqkh_DAkQE#5625260492548327954



mardi 15 mars 2011

Carnaval en Haïti












Le  Carnaval en Haïti est très préparé et attendu par la population bien que beaucoup nous disent ne pas vouloir y aller ! C’est un temps pour chanter, danser, s’amuser, s’appréter. Le carnaval Haïtien est divisé en deux parties :

- L- La première dénommée « exercices » est considérée comme une sorte de préparatifs. Chaque dimanche précédant les jours gras et après la fête des Granmouns (fête des rois mages) ont lieu dans les rues après les offices religieux des défilés par ceux que l'on appelle les bandes à pied.

- L- La deuxième parti, le carnaval à proprement dit qui a lieu les trois jours gras. C’est le temps de la réjouissance suprême et des grands déguisements. En effet, les dimanche, lundi et mardi gras ont lieu les grands défilés ponctué de méringues, de danses et de chants de toutes sortes. Ces jours sont bien entendu férié avec en plus le mercredi des cendres.

Originairement le carnaval se déroulait à Jacmel et à Port-au-Prince. Depuis 3 ans il y a aussi un carnaval à Petit-Goâve. Cette année, c’était la troisième édition du carnaval Dous Makos (spécialité de Petii-Goâve, je vous en parlerai plus tard). Du bas de la ville au haut de la ville, les rues étaient investies toute la nuit par des enfants, des femmes, des hommes, de multiples couleurs, du bruit, des masques, des instruments, des chars, des stands décorés… De nombreux stands sont proposés au dessus de la rue à l’origine plutôt pour la bourgeoisie.

Les entreprises et partie politique (cette année particulièrement avec les élections) en profitent pour faire beaucoup de publicité.

Les chansons du carnaval sont surtout sur les femmes mais il y aurait aussi quelques chansons sur des évènements importants de l’année, des frustrations politiques ou autres, de la dérision et de la critique. Entre autre cette année : un cercueil pour le choléra avec un slogan, on enterre le choléra.

Nous avons donc passé un bon moment avec des haïtiens qui nous ont invité en VIP sur une tribune d’où l’on voyait toute la rue. Nous avons assité à un beau défilé riche en couleurs, très bruyant (chaque groupe ayant sa musique) et familiale. Mais aussi au milieu des troupes familiales, se trouvent les raras. Ce sont des troupes de paysans qui parcourent les campagnes à l’époque du carnaval jusqu’aux fêtes de Pâques. Ils sont reconnaissables à leurs cornets en zinc et à leurs vaccines, trompes de bambou de différentes tailles à la fois soufflées et frappées. Il y aussi bien des hommes, des femmes et quelques enfants.

Quelques photos du carnaval de Petit-Goâve.

https://picasaweb.google.com/107992730340357107736/Carnaval?authkey=Gv1sRgCKGXypTO88XQUw#5594867312899556354



lundi 10 janvier 2011

De l'eau potable dans les robinets





Afin de garantir l'accès à l'eau potable à la population de Petit-Goâve, la Direction nationale de l'eau potable (DINEPA), en partenariat avec la Croix-Rouge française et l'Unicef, a construit une station de chloration du réseau de cette commune dont l'inauguration a eu lieu le 28 décembre dernier.


Haïti: Très sollicitée depuis l'épidémie de choléra, la toute nouvelle Direction nationale de l'eau potable (DINEPA), créée par la loi il y a un peu plus d'un an, semble vouloir progressivement remplir sa mission. La population urbaine de Petit-Goâve et celle de certaines localités rurales de la commune vont avoir accès à l'eau potable à partir de leurs robinets.


« Suite aux problèmes du choléra, la Croix-Rouge française à Petit-Goâve a souhaité agir, notamment en permettant le traitement de l'eau dont la distribution vient d'être prise en main par la DINEPA. Nous avons donc, avec la DINEPA, fait un certain nombre d'études qui nous ont conduits à réaliser ce projet qui est une station de chloration », a indiqué Sébastien Renou, spécialiste Eau de la Croix-Rouge française.

En fait, de la station de captage de l'eau qui dessert la ville, la DINEPA a donc construit dans la localité de Béatrice un bâtiment abritant une solution de chlore concentré que l'on injecte aux sources avec un dosage précis. « C'est mesuré et contrôlé par le service technique de la DINEPA chaque jour afin d'assurer le bon dosage et la bonne concentration », a assuré M. Renou, soulignant que ce projet va servir les 2/3 de la population urbaine de Petit-Goâve et d'autres localités rurales alimentées par le réseau d'eau. « La zone de Morne Soldat n'est pas concernée parce qu'elle n'est pas desservie par le réseau du centre-ville », a-t-il précisé.


Plusieurs contrôles du chlore résiduel seront effectués tous les jours, en plusieurs points du réseau de distribution, afin de détecter les éventuelles anomalies sur la qualité de l'eau.


En ce qui a trait aux sections rurales non alimentées par le réseau urbain, les responsables ont indiqué que d'autres procédés vont être étudiés afin de permettre à la population de ces zones de faire elle-même la chloration de l'eau à la maison. « Aujourd'hui, nous traitons le réseau du centre-ville. Pour les sections communales, il faudrait les étudier au cas par cas selon les besoins et suivant les menaces », a fait savoir Sébastien Renou, informant du démarrage prochain des travaux de réhabilitation complète du réseau de la commune endommagée par le séisme.


L'administrateur de la DINEPA à Petit-Goâve, Yves Mainviel, de son côté, n'a pas caché sa satisfaction pour ce projet. Appelant la population à fermer les robinets après utilisation pour ne pas gaspiller l'eau. Il souhaite que la Croix-Rouge française et l'UNICEF qui ont supporté la construction de la station de chloration continuent à participer à la construction d'autres stations dans le pays afin de garantir l'accès à l'eau potable à la population.


Selon les responsables, l'inauguration de ladite station s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par la DINEPA depuis l'annonce officielle de l'apparition du choléra en Haïti, en conformité avec les objectifs fixés dans la Stratégie nationale sectorielle de réponse contre le choléra, notamment de couvrir les besoins en chlore de tous les réseaux d'eau du pays.

Article extrait du Nouvelliste



Valéry Daudier

mardi 23 novembre 2010

La monnaie haitienne





La monnaie haïtienne officielle est la Gourde. Mais dans la vie de tous les jours, les haïtiens parlent en dollars haïtiens. Haïti fait partie des rares pays où il existe encore une "monnaie virtuelle". Quand vous achetez légumes, les marchants vont vous dire les prix en dollars haïtiens. Dans tous les magasins les prix, les proformas, les factures sont faites en dollars haitiens, c’est un réel effort pour eux de faire le calcul en gourdes et encore plus en dollars américains ! Et sachant qu’en Haiti, on utilise aussi beaucoup le dollars américains, il y a beaucoup de quiproquo. Il n'existe pas de billets ni de pièces de dollars haïtiens, c'est juste une habitude orale qu'ont pris les habitants, habitude datant de l'époque où Haïti était occupée par les américains. Ces derniers avaient alors défini un taux fixe de 5 Gourdes pour 1 dollar US. Mais comme ils parlaient en dollars, l'habitude est restée même après la dévaluation de la gourde, ce qui fait qu'aujourd'hui, le dollar haïtien vaut 5 Gourdes haïtiennes et moins de 1 dollar US. Donc par exemple si on vous demande 10 dollars pous vos achats, vous donnez un billet de 50 gourdes.

Le mot « gourde » est une traduction du mot espagnol « gordo » qui signifie gros, gras, un terme qui se référait au peso, monnaie d’échange acceptée dans les colonies françaises des Antilles, à la fin du 18ème siècle. La gourde équivaut à 100 centimes. La Banque de la République d’Haïti émet des pièces de 50 centimes, 1 et 5 gourdes et des billets de 10, 25, 50, 100, 250, 500 et 1000 gourdes.

C’est étonnant de voir les haitiens compter en dollars haitien avec sous leur yeux des gourdes. Pour eux quand ils ont un billet de 100 gourdes, ils disent 20 dollars et si on leur dit il y a écrit 100 : non c’est 20 dollars.

Si on me rend par exemple 250 gourdes (2 billets de 100 et un billet de 50), un haitien va dire voici « 20, 40, 50 dollars ».

Voici deux proverbes haitiens sur l’argent :

Gwo vant pa di lajan. (Avoir un gros ventre ne veut pas dire que tu as de l’argent)

Lanjan nan poch pa fè pitit. (L’argent dans la poche ne peut pas faire de petit)

jeudi 23 septembre 2010

Projet bibliothèque à Petit-Goâve

Bonjour à toutes et à tous,

Nombreuses sont les actions menées par les différentes ONG présentes en Haïti pour aider les populations sinistrées. Etant sur place depuis plus de 5 mois, j’ai observé un immense manque au niveau de l'éducation. Et là, quasiment aucune ONG et pas plus l'Etat, ne se sont engagés dans ce domaine. Avec mon amie de longue date Marie-Michèle Félix, nous avons pensé que nous pouvions apporter notre grain de sable dans le soutien à la population haïtienne. Grâce à votre générosité, je souhaite mettre en place les actions suivantes sur la ville de Petit-Goâve:

  • Création d’une petite bibliothèque (ambulante ou dans une école)
  • Scolarisation d’enfants : il y en a plusieurs qui ne vont pas à l’école dans mon quartier. Une année de scolarité en primaire coute : environ 20 euros à cela il faut ajouter les cahiers et livres 30 euros et l’uniforme 5 euros, une année de scolarité au collège coute : environ 100 euros auquel il faut aussi ajouter les livres et uniforme.
  • Aide matériels à un orphelinat. Les enfants ont besoin d’habits, de produits de première nécessité que je me chargerai d’acheter.

Voilà de petites actions qui pourraient être entreprises grâce à votre solidarité et aide économique. Pour tout renseignement supplémentaire vous pouvez me contacter par mail.

Par avance merci de votre aide.

Laure

renoulaure@yahoo.fr

Adresse en Haiti (poste non fonctionnelle) :

Rue des Roulottes à Petit-Goâve

Adresse en France :

27 chemin des Roberts

17 100 Saintes


PS : Il est important que vous compreniez que l´urgence et nos moyens limités ne nous permettent pas de créer une association. Nous faisons appel à votre générosité mais également à votre confiance. Si l´opération se révèle un succès et que certains objectifs sont atteints nous envisagerons de renouveler l´action l´année prochaine dans le cadre d´une association.


mardi 24 août 2010

L'école de Madame Sébastien




Durant le mois de juin, juillet et surtout août car les enfants étaient en vacances, j’ai beaucoup acceuilli les petits haitiens de mon quartier dans mon jardin pour des séances de français, maths, jeux, discussions…

Ici, les enfants n’ont pas beaucoup de distraction. Il passe beaucoup de temps devant leur maison, sur la plage, dans la rue… à discuter entre amis, familles. Et ils sont demandeurs de jeux, de livres, de discussions sur nos habitudes à nous les blancs comme ils nous appellent.

J’ai donc commencé par leur prêter un ballon puis deux qu’ils devaient me ramener le soir sinon je suis sûre de ne pas les retrouver et comme ça je peux en faire profiter plusieurs enfants. Puis, j’ai proposé à une enfant non scolarisée de venir chez moi 3 fois par semaine pour que l’on travaille un peu ensemble. Finalement Natacha, Stania, Katia, Valentina, Stevenson, Fabienca, Emmanuella, Calypso, Sisi… viennent passer leur après midi chez moi (dont 3 filles qui ne louperaient pour rien au monde leur après midi « travail » à l’école de Madame Sébastien). J’ai acheté des craies et un grand tableau que j’ai installé sous un abris dans mon jardin, des cahiers, des stylos, des cahiers de coloriages, quelques livres, des jeux de cartes, des dominos. Les enfants sont ravis et tellement étonnés que je leur prête tout ça. Beaucoup d’enfants me demandent des livres d’où mon idée de créer une bibliothèque. C’est un grand bonheur de passer mes après midi avec ses enfants de 3 à 16 ans. Certains sont très reconnaissants, d’autres sont reconnaissants mais en veulent toujours plus. Et si un après midi, je ne peux pas les recevoir, ils ne manquent pas de m’appeler à travers les grilles de notre protail pour que je leur prête des jeux. Et le petit Calypso presque 4 ans me demandent s’il peut venir faire ses devoirs ! C’est très mignon et attendrissant !

J’ai organisé pour les 16 ans d’une de mes élèves Natacha un goûter d’anniversaire, nous avons fait des jeux : le berêt, la chaise musicale, la tomate et d’autres jeux… Puis nous avons partagé un bon gateau fait par Ketsia, des boissons et des surettes (bonbons). Les enfants étaient tout excités et j’ai pu constater que comme en France, certains sont bons joueurs d’autres mauvais, certains sont tricheurs, d’autres très conciliants, j’ai bien rigolé !

Et c'est sur cette note de bonne humour que nous nous sommes souhaités de bonnes vacances car je rentrai quelques jours en France et que les enfants font leur rentrée debut octobre.

jeudi 5 août 2010

Mygale haïtienne et autres petits nuisibles


Les seules espèces d’animaux dangereuses en Haïti ou très nuisibles sont la mygale (araignée pouvant atteindre 18 cm de large), la scolopendre (mille-pattes atteignant 30 cm de long), les chauves-souris (vecteur de la rage) et les moustiques (vecteur du paludisme et de la dengue.)

Nous voyons régulièrement chez nous la mygale : dans notre salle de bain ou sur notre porte de chambre (côté extérieur heureusement) et les moustiques qui se font un plaisir de nous piquer à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Le soir, en se couchant, c’est inspection générale de notre lit à cause des moustiques et des mygales, sait-on jamais s’ils leur prenaient l’idée de grimper dans notre lit, puis bordage de la moustiquaire et on peut ainsi dormir sur nos deux oreilles.

De temps en temps nous voyons aussi des serpents dans notre jardin. J’ai voulu planté du vétiver, plante que l’on trouve très couramment dans les mornes et beaucoup dans le sud d’Haïti mais les gardiens m’ont dit de ne surtout pas en mettre car on aurait trop de serpents!

Pour les moustiques ce n’est pas évident de ne pas se faire piquer : il fait chaud donc on vit dehors tout le temps, on n’a pas envie de se couvrir les jambes et bras… alors pas facile de ne pas être piqué !

A Petit-Goâve, nous ne voyons pas beaucoup d’oiseaux, si ce n’est quelques oiseaux ressemblant aux corbeaux qui se nichent en haut des cocotiers et font beaucoup de bruits et de jolis colibris aussi appelés oiseaux-mouches qui viennent voleter de fleur en fleur surtout attirés par les hibiscus, plongeant leur bec dans les corolles pour attraper les insectes et sucer le nectar.


samedi 31 juillet 2010

Recette de Coquillolles


Voici une recette assez simple à faire et vraiment délicieuse de petits biscuits appelés coquillolles, que nous fait régulièrement Ketsia. Les quantités ne sont peut-être pas très précises car Ketsia fait un peu à l'oeil.
Pour une dizaine de petits gâteaux:
  • 3 tasses de farine
  • une demie cuillère à café de levure
  • 2 cuillère à café de sucre
  • environ 25 g de beurre
  • 1 jaune d'oeuf
  • une demi banane
  • un peu de lait
  • cannelle et anis étoilé (environ une cuillère à café), noix de muscade
  • une pincée de sel
Ici nous achetons la cannelle et l'anis en entier. Donc il faut les faire griller avant de les piller (soit disant c'est plus facile).
Mélangez tous les ingrédients, vous obtenez une pâte. Étalez cette pâte et faites des ronds de la taille d'un verre, puis un autre petit rond au milieu de ce premier rond de la taille d'un culot de bouteille.
Faites cuire ces petits gâteaux soit au four soit dans l'huile; cette dernière est la solution préférée des haïtiens.
Saupoudrez de sucre.
Bon appétit!



samedi 24 juillet 2010

« Comment les ânes apparurent en Haïti »


Voici un conte haïtien

Le matin des noces de son père, un petit bout d’homme, pas plus haut que trois sapotilles, son balai de latanier à la main « propretait » le devant de sa chaumière ainsi que sa cour.

Un esprit surnaturel vient soudain se loger dans sa tête et lui dit que la future épouse qui a l’apparence trompeuse d’une femme fort belle est, en vérité, une ânesse. Pour en avoir la preuve il lui conseille de lui astiquer les fesses avec un nerf de bœuf pour qu’elle rue et retrouve sa vraie nature.

C’était une bien terrible révélation pour un petit bonhomme pas plus haut que trois citrons verts qui ne trouve rien d’autre à faire que de chanter tout en balayant: – M ap propte o! Men pouki m ap propte? Je nettoie o! Mais à quoi me sert-il de nettoyer?

Il est bien tenter d’en parler à son père, et peut-être même lui en a-t-il glissé deux mots, peine perdue, le père est devenu un morceau de sucre qui fond sous la langue de sa promise. – M ap propte o! Men pouki m ap propte? continue de chanter le petit bonhomme pas plus haut que trois cirueles qui a subtilisé le nerf de bœuf de son père et l’a caché sous sa vareuse.

Au moment des réjouissances, les invités de la future épouse envahissent la cour et la maison; ils sont plus nombreux que ceux du futur marié. Ils boivent, ils mangent, ils rient comme des baudets. C’est alors que le petit bonhomme pas plus haut que trois pois tendres, se place derrière la mariée et lui astique les fesses, vloup, avec le nerf de bœuf.

Blakadap, instantanément la mariée rue des quatre pattes. Campé bravement au milieu des invités, le petit bonhomme devenu grand comme un mapou fromager, lance, avec autorité, des coups de fouets sur les côtés, devant, derrière, en haut , en bas, vloup, vlap, vlip!

La réception se transforme en écurie avec des braiments, des hennissements, des hi-hans, des blakadap. Chaque coup de fouet sur les fesses d’un invité le transforme en âne. Toute cette belle compagnie de bourricots ne cherche qu’à fuir. On s’entrechoque, on se bouscule, on s’entrave dans un brouhaha cocasse.

Lorsque dans un colossal nuage de poussière tous les ânes ont disparu, le petit bonhomme et son père ont retrouvé, tapie dans un coin de la maison et tout penaud, un tout petit âne que ses toutes petites pattes ne lui avaient pas permis de fuir.

C’est ce tout petit âne-là qui a peuplé l’île de tous les ânes qui, depuis lors, portent les fardeaux des paysans à travers les mornes d’Haïti.

mercredi 21 juillet 2010

Balade dans les Mornes

Nous avons fait une très belle balade dans les Mornes : montagne en haïtien. Montagne vallonnée, qui semble peu habitée et malheureusement très déboisée. On trouve encore heureusement par endroit une grande variété d’arbres : bananier, roseau, manguier, avocatier, citronnier, oranger, goyavier, flamboyant, abricotier, cocotier, vétiver et le Mapou.

Le Mapou haïtien est un immense arbre à tronc et racines imposants. Il est aussi appelé le Géant de la Forêt. Pour les Haïtiens, le Mapou n'est pas comme les autres arbres. Aux racines de cet arbre se trouve très souvent une source d’eau. De nombreuses histoires et croyances tournent autour du Mapou. Par exemple, il ne faut surtout pas s'en approcher la nuit, au risque d'avoir des ennuis avec les esprits de passage ou habitant l'arbre. Les vieux faisaient croire aux enfants qu'il se passait parfois des rituels vaudouesques à l'intérieur même du tronc du Mapou. Tous les autres arbres obéissent au Mapou, c’est le Roi.

Nous croisons lors de cette promenade des hommes, femmes ou enfants avec des ânes : animal très utile dans les mornes car les distances sont longues pour arriver jusqu’à la ville et se ravitailler. Car il faut bien vous imaginer que dans les mornes, il n’y a ni eau ni électricité ni aucun petit magasin. C’est en tirant leurs ânes chargés de victuailles que les habitants remontent péniblement (mais toujours avec un sourire pour nous) la mauvaise route de terre qui grimpe dans les Mornes. L’autre animal présent sur notre route est le cabri. Sa viande est très consommée ici.

Le dimanche, en sortant de l’Eglise, et les jours de la semaine en sortant de l’école, les enfants filent chez eux se changer et partent chercher de l’eau : du plus petit au plus grand, tous sont de corvées d’eau tous les jours de l’année.

Nous avons voulu chercher un lieu un peu discret et surtout à l’abri des regards pour manger notre pique-nique. Quand l’endroit fût trouvé et qu’ils nous semblaient n’y avoir personne autour de nous, nous avons sorti notre repas sommaire. Et là, en cinq minutes des dizaines d’yeux nous observaient. Pour la plupart, des enfants qui n’avaient jamais vu de blancs !

En regardant nos photos sur le lien suivant, vous verrez l’habitat simple, les traits tirés des vieillards mais toujours souriants et humbles, le paysage typique des Mornes et le Mapou que vous reconnaitrez.

http://picasaweb.google.fr/107992730340357107736/LesMornes?authkey=Gv1sRgCOiDtu2z89zUlAE#

lundi 19 juillet 2010

Parus dans La Provence

Notre nouveau petit neveu, Clément 3 mois aujourd'hui , est devenu notre premier fan.
Merci à Philippe Larue pour son article.
A bientôt

dimanche 20 juin 2010

La coupe du monde de football: l'opium du peuple!


La coupe du monde de football était très attendue en Haïti et pourtant, Haïti ne fait pas partie de la sélection. Ce n’est pas grave, il y a le Brésil et l’Argentine. Les fans brésiliens ou argentins connaissent les noms de tous les joueurs de ces pays.

C’est la fête pour Haïti : tout le monde s’équipe de son téléviseur, on achète de la peinture jaune, verte ou blanche et bleu suivant son camp et en avant les pinceaux. Les murs sont redécorés des drapeaux brésiliens et argentins, des guirlandes de bouteilles en plastique repeintes elles aussi avec ses mêmes couleurs décorent les rues du pays. On peut acheter son bandeau, son tee-shirt portant les noms de Kaka, Robinho ou Messi entres autres, son paréo avec son drapeau fétiche. Des drapeaux flottent sur les motos, les voitures, les tap-tap et les camions. Et toujours, les mêmes questions : tu es fanatique du Brésil ou de l’Argentine ?

Hommes, femmes, enfants, vendeuses de fruits, chauffeurs de tap-tap, banquiers… rares sont ceux qui sont indifférents à cette coupe du monde.

C’est avec nos gardiens qui ont installé leur petit écran de télévision dans le jardin que nous suivons les matchs qui passent pour nous à 6h30, 9h00 et 13h30. J’ai assisté à quelques matchs et ce qui m’amuse beaucoup ce sont les commentaires. Les présentateurs ne s’arrêtent pas une seconde de parler et quand ils ont rien à dire ils font une annonce de publicité ! Le débit de parole est assez impressionnant et les problèmes, problèmes, problèmes répétés un grand nombre de fois durant un match, « les pa gèn problem » répétés aussi de multiples fois, bouboule bouboule quand le jeux est beau, ainsi que goalllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll à rallonge sont très drôles !

Les petites équipent locales de foot ont des noms bien originaux comme par exemple: « tremblement de terre » contre « tsunami », « goudougoudou » (qui veut dire tremblement de terre) contre « sous les décombres » ! Ils ont aussi donné ce type de noms à des joueurs de la coupe du monde.

Vraiment, les Haitiens adorent le football. Il parait qu’avant c’était le sport-roi. J’espère qu’un jour ils auront leur propre équipe à soutenir !

Quelques photos: http://picasaweb.google.fr/107992730340357107736/CoupeDuMondeDeFootball?authkey=Gv1sRgCLjJmaL1udLc2QE#

Et un petit film après le premier match gagné par le Brésil.


samedi 19 juin 2010

Une institution en Haiti: le combat de coq

Nous avons eu la possibilité d'aller dans une gaguère: arène où se déroule les combats de coq.
Cette petite arène d'environ 2m50 de diamètre est faite de tôle et de bois. Un petit banc de béton entoure l'arène. Sur ce banc sont assis des vieillards et hommes plus jeunes avec sur leur genoux ou calés sous leur bras un beau coq qui a la tête cachée sous une chaussette. Les hommes sont en majorités des paysans qui ont sorti leur plus bel chemise ou veste pour l'occasion.
Le public est entièrement composé d'hommes debout ou assis sur la barrière de bois derrière le banc.

Les propriétaires de coq se regardent, se jaugent, se jugent, discutent, se font des signes, avancent leur coq l'un vers l'autre. Puis il y en a un qui se lance, propose son coq à un autre, le soupèse pour voir si les poids correspondent et on enlève la chaussette et on présente les deux coqs l'un à l'autre: leurs coqs sont-ils assez hargneux, le combat va-t-il être équitable? A ce stade le coq est toujours tenu par un lacet attaché à sa patte. Non, ça ne sera pas le bon. Après une bonne heure de discussion, de tests, deux coqs se sont enfin choisis pour combattre. Mais, maintenant il faut discuter argent!
L'accord financier conclut, chaque propriétaire prépare son coq. La préparation consiste à aiguiser les griffes du coq à l'aide d'un cutter, plumer les cuisses, rafraichir le coq en lui crachant de l'eau sous les plumes. Les coqs sont enfin prêts, on peut leur retirer chaussette et lacet! Pendant ce temps de préparation, nous pouvons parier. Pour les paris, je n'ai pas tout compris: de l'argent circule, aucun papier n'est donné, je ne sais pas comment ils font pour savoir qui a donné et combien!

Au centre de l'arène, le combat s'est engagé, les spectateurs parient sur les adversaires durant tout le combat: de gros billets s'agitent de tout côté. L'assistance est surexcitée. Les cris de joie, d'encouragements et de désespoir fusent de tout côté. Un coq a vite le dessus. Les spectateurs crient "Ah" en se levant à chaque fois qu'il frappe son rival. Des plumes volent et du sang perle sous la crête du pauvre coq plus faible. Le temps du combat a été imposé à 30 minutes. Pour plus de simplicité l'horloge qui affichait 16h38 sera reculé à 16h30! Après plusieurs minutes, un coq semble prêt à jeter l'éponge, il voudrait bien sortir de l'arène, il parait que ça arrive. Les coups de bec et de griffes continuent de plus belle. J'avoue que je ne savais plus qui était le coq de tel propriétaire. Finalement, le malheureux coq qui a déjà perdu un oeil, se retrouve couché par terre. Le propriétaire du plus fort crie victoire, mais non, ce n'est pas fini, il se relève. Mais finalement après encore quelques minutes et six minutes avant la fin, son propriétaire déclare forfait. Les combats sont apparemment rarement mortels.
L'euphorie des gens faisait plaisir à voir! Pour les personnes de la campagne, rares sont les moments de divertissement.

PS: je n'ai pas eu le droit de faire des photos: une personne de l'assemblée m'a fait signe que non quand j'ai sorti mon appareil. Etant la seule fille tolérée dans l'assemblée, je n'ai pas bronché!

dimanche 13 juin 2010

Cocoyer Beach


Même si ça peut choquer certaines personnes qu’un humanitaire fasse du tourisme, nous nous trouvons que c’est aussi mieux connaitre un peuple et un pays que de voir tout ce qu’il propose. Et cette journée, c’était une magnifique plage de sable blanc déserte !

Déserte car l’accès n’est pas simple. Depuis Petit-Goâve, il faut faire 40 minutes de voiture dont 20 bonnes minutes de chemin cahoteux accessible uniquement par 4X4. Puis après il faut encore faire trois quart d’heure de chemin à pied : belle descente avec la vue sur les eaux turquoises ! L’autre possibilité est de venir en bateau. Le seul hic a été que l’accueil fut un peu brutal, pour nous, européens pas habitués à payer pour aller à la plage. En effet, les haïtiens habitants les lieux nous ont demandé 10 dollars américains par personne en justifiant qu’ils ont nettoyé la plage. Certes la plage était propre mais ce n’est pas trop difficile étant donné qu’il n’y a personne pour jeter des déchets. Après quelques minutes de négociation car nous n’avions pas cette somme sur nous et ne voulions pas payer autant, Sébastien avec son sens pratique et sa faculté de discuter même en créole, a réussi à négocier notre après midi de plage à 50 gourdes par personne (1 euro). Tout le monde était content et nous avons pu nous rafraichir dans cette magnifique eau turquoise dont vous pouvez admirer les photos en cliquant sur le lien ci-après:

http://picasaweb.google.fr/107992730340357107736/CocoyerBeach?authkey=Gv1sRgCOGZq7CBq42New#

Pour la petite histoire, cette plage était fréquentée par la jet-set dans les années 1970, du temps des Duvalier: Mick Jagger et les Rolling-stone entre autres auraient profité de la piscine dont on aperçoit les restes au bout de la plage.

La montée pour retourner à la voiture en fin de ce bel après midi fut très difficile pour moi, plus du tout habituée à marcher ! C'est un inconvénient d'humanitaire: d'avoir une voiture avec un chauffeur qui nous pose devant la porte!

Après cette belle journée et la beauté des paysages, nous ne pouvons qu'attaquer une nouvelle semaine de manière zen!

mardi 8 juin 2010

Les fruits haitiens


Nous avons la chance de manger en Haiti une grande variété de fruits. Je vais vous en faire une petite description, pour le goût ça va être difficile par écrit mais peut-être un jour qui sait cela se fera!
Tout d'abord, celui qui je préfère, le fruit de la passion ou grenadia. Fruit jaune à l'extérieur et à chair rouge jaunâtre renfermant de nombreux pépins. Il se mange soit tout simplement à la petite cuillère soit en jus. Ici, il rajoute du sucre, d'après moi ce n'est pas nécessaire.
La mangue ou mango, arbre immense à beau feuillage. Nous avons la chance d'en avoir autour de chez nous. Les enfants de mon quartier m'en offrent presque tous les jours! La mangue se mange soit tout simplement à pleines dents (si elles sont fibreuses nous en avons beaucoup entre les dents!), soit en confiture ou compote ou le meilleur en jus avec un peu de citron. Il existe de nombreuses variétés de mangues. Pour l'instant, j'ai vu la Ti Clo et la dame blanche.
L'ananas qui se mange frais, en jus ou confiture. Il y a des petits ananas et des plus gros. Wesner, un chauffeur, m'en offre régulièrement. Depuis le début de la saison nous en avons quasiment un par jour.
L'abricot, bien différent du nôtre, sauf par sa chair. C'est un fruit de la taille du melon, à peau brune. Il possède plusieurs noyaux. On enlève la peau puis une seconde peau plus fine qui soit disant donnerait mal au ventre si on la mangeait. La chair, orange vive, est tendre et a peut-être un peu le goût de notre abricot mais en moins bon.
L'arbre à pain (photo) aussi appelé l'arbre véritable, est consommé en Haiti, grillé, frit, bouilli, en purée, en jus après avoir été bouilli ou comme un des éléments des bouillons haïtiens.
Le succulent avocat que tout le monde connait mais ici, miam, la chair est si tendre, si savoureuse!
La cerise, également différente en goût, de celle que nous connaissons. C'est un petit fruit charnu à la peau rouge, oranger que l'on déguste surtout en jus. En goût, c'est plus proche de la fraise. J'ai voulu en faire un clafoutis mais c'était pénible à manger car cette cerise possède trois petits noyaux.
Le chadèque ou pamplemousse, nous n'en trouvons plus actuellement; dommage, les jus sont exquis et bien rafraichissants!
La goyave que nous trouvons aussi dans notre jardin est un petit fruit à peau verte, jaune. On la coupe en deux et on la mange à la cuillère. La chair est rose pâle ou blanche avec pleins de petites graines consommables. On trouve aussi du jus de goyave.
La grenadine gros fruit jaune, vert. On en mange la chair. On en fait également du jus avec la chair et avec l'intérieur du noyau qui contient une chair charnue autour de nombreux petits noyaux. Il suffit de mettre un peu d'eau sur cette chair et au dessus d'une passoire de gratter les noyaux pour en extraire tout le jus.
Le melon d'eau ou pastèque, c'est juste le début de la saison.
La noix de coco, fruit le plus dangereux, qui pousse en régime de 15 à 20. Gros fruit de forme ovale, recouvert d'une épaisse écorce brillante vert pâle. Un trou dans cette écorce et nous buvons un liquide clair appelé "eau de coco". On peut aussi en manger sa chair telle quelle.
La coco est très utilisée ici surtout la chair pressée avec de l'eau pour en faire sortir le lait.
La papaye, fruit généralement peu appréciée par les européens. Je l'aime bien en salade de fruits quand elle n'est pas trop mûre. Fruit à chair juteuse de couleur jaune.
L'orange, celle un peu acide, à peau plissé, sert pour faire mariner la viande avec de l'utiliser.
La banane appelée ici figue pour la différencier de la banane plantain que l'on mange frit.
Le corrosol est un gros fruit vert en forme de corne. Sa chair qui entoure de nombreuses graines, ressemble à une crème blanche. C'est délicieux. Nous l'apprécions beaucoup au petit déjeuner, en jus bien frais avec du lait concentré!
Le citron, petit et vert, est comme l'orange surtout utiliser comme acidifiant pour la préparation des plats. Mais aussi, en jus, c'est très désaltérant.
Le cachiman ou pomme cannelle, est un petit fruit délicat qui doit se cueillir mûr et qui se gâte (comme ils disent ici) tout de suite, s'il n'est pas consommé. Comme le corrosol, il renferme autour de ses graines une espèce de crème blanchâtre.

Et merci à notre chère cuisinière, Ketsia, qui nous régale de ses jus variés!