

- L- La première dénommée « exercices » est considérée comme une sorte de préparatifs. Chaque dimanche précédant les jours gras et après la fête des Granmouns (fête des rois mages) ont lieu dans les rues après les offices religieux des défilés par ceux que l'on appelle les bandes à pied.
- L- La deuxième parti, le carnaval à proprement dit qui a lieu les trois jours gras. C’est le temps de la réjouissance suprême et des grands déguisements. En effet, les dimanche, lundi et mardi gras ont lieu les grands défilés ponctué de méringues, de danses et de chants de toutes sortes. Ces jours sont bien entendu férié avec en plus le mercredi des cendres.
Originairement le carnaval se déroulait à Jacmel et à Port-au-Prince. Depuis 3 ans il y a aussi un carnaval à Petit-Goâve. Cette année, c’était la troisième édition du carnaval Dous Makos (spécialité de Petii-Goâve, je vous en parlerai plus tard). Du bas de la ville au haut de la ville, les rues étaient investies toute la nuit par des enfants, des femmes, des hommes, de multiples couleurs, du bruit, des masques, des instruments, des chars, des stands décorés… De nombreux stands sont proposés au dessus de la rue à l’origine plutôt pour la bourgeoisie.
Les entreprises et partie politique (cette année particulièrement avec les élections) en profitent pour faire beaucoup de publicité.
Les chansons du carnaval sont surtout sur les femmes mais il y aurait aussi quelques chansons sur des évènements importants de l’année, des frustrations politiques ou autres, de la dérision et de la critique. Entre autre cette année : un cercueil pour le choléra avec un slogan, on enterre le choléra.
Nous avons donc passé un bon moment avec des haïtiens qui nous ont invité en VIP sur une tribune d’où l’on voyait toute la rue. Nous avons assité à un beau défilé riche en couleurs, très bruyant (chaque groupe ayant sa musique) et familiale. Mais aussi au milieu des troupes familiales, se trouvent les raras. Ce sont des troupes de paysans qui parcourent les campagnes à l’époque du carnaval jusqu’aux fêtes de Pâques. Ils sont reconnaissables à leurs cornets en zinc et à leurs vaccines, trompes de bambou de différentes tailles à la fois soufflées et frappées. Il y aussi bien des hommes, des femmes et quelques enfants.
Quelques photos du carnaval de Petit-Goâve.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire