jeudi 27 mai 2010

L'importance pour les haïtiens d'unir leur force à celle de Dieu



Pendant, un trajet de Petit-Goâve à Port au Prince: 65 km environ 2h30, je me suis amusée à relever tous les noms donnés aux camions, bus, voitures de transport collectif appelées taptap et autres engins à quatre roues.

La liste est longue, parfois redondante et non exhaustive:
Merci Christ, Grandeur de Dieu, La familia, Fidélité, La foi en Christ, Voici l'amitié, Dieu Tout Puissant, Merci Seigneur, Esperencia, Belle Mamie Rose, Grâce divine, Volonté de Dieu, Messager du Grand Roi, Grâce à Dieu, Merci Jésus, Tout à Jésus, Dieu Ami Délice, Dieu protège, L'Eternel est mon berger, La Bonté, Merci à la Sainte Vierge, Qui a Jésus a tout, Sagesse, Jehova, St Yves...
Les croyances diverses sont bien ancrées ici. Les chiffres disent que 80 % des Haïtiens sont catholiques, et beaucoup participent en même temps au culte vaudou (ou vodou). Mais on note aussi un progrès du protestantisme. Les ONG évangélique américaine sont aussi nombreuses en Haiti et il suffit d’arpenter les villes de province et de lire les panneaux de remerciements pour se rendre compte du nombre important d’Eglises financées par des communautés ou organisations humanitaires des Etat-Unis, comme World Vision ou Samaritan’s Purse.


Quand on se donne un rendez vous, ici on dit: à mardi si Dieu veut!

Donc à bientôt pour d'autres articles, si Dieu veut!




mardi 25 mai 2010

Et que fait Laure pendant que Seb répare ses fuites?


Et que fait Laure, pendant que son très cher époux travail? Non, je ne vais pas à la plage tous les jours, même si l'envie ne manque pas!

J'ai trouvé une grosse école tenue par des religieuses haïtiennes uniquement de filles allant de la maternelle à la 3ème (ici de la 1ère année fondamentale à la 9ème). Les religieuses donnent peu de cours: français, catéchèse, éducation civique et de bonne tenue car elles s'occupent surtout du côté administratifs, gestions... Il y a également une petite école de couture et avant le séisme de cuisine. Il y avait plus de 600 élèves qui avaient leur salle de classe dans un grand bâtiment d'un étage.
Le bâtiment où vivent les soeurs ( elles sont 3 à 4, c'est une petite communauté), c'est énormément fissuré, il tient encore debout mais il faudrait rapidement le casser. Par contre, le bâtiment des salles de classes n'est pas abimé (étonnant car c'est le même type de construction) mais les élèves (et je les comprends), ne veulent plus y rentrer. Il a donc fallu mettre toutes les classes dans la cours de l'école. A cause du soleil et des pluies qui arrivent, une ong américaine a construit plusieurs structures en fer avec les toits en tôles et les parois en bois pour faire nos salles de classes. C'est très bien sauf que quand il pleut ou quand la classe d'à côté chante à tue tête ce n'est pas très audible.

Pour ma part, je donne donc des cours de français (surtout à l'oral) et de biologie à trois classes de collèges. C'est intéressant, d'autant plus que je trouve que les élèves ont un niveau très correct.
L'école commence à 6h du matin (pour les collégiens, 8h pour les primaires) jusqu'à 13h avec une pause récréation de 30 minutes, où les élèves peuvent aller s'acheter des sucreries: sucettes, gâteaux, bonbons, beignets, bananes séchées, chips... et des boissons: deux, trois vendeurs ont l'autorisation de vendre cela dans la cours ainsi que les religieuses.

Deux fois par semaine, je prends des cours de couture avec une religieuse. Comme, je sais déjà un peu coudre, elle m'apprends à faire des patrons. C'est très scolaire, c'est amusant!

Et puis, j'ai aussi les enfants de mon quartier qui viennent me parler, ils crient Laure à travers les barreaux de notre clôture et me demandent des surettes (bonbons). Je joue parfois aussi avec eux au ballon, ils aiment bien ça et n'en ont pas alors on leur en prête.

Je coach aussi un peu la cuisinière. Je l'aide à faire les menus de la semaine, les courses de marché le lundi matin et on fait quelques plats ensemble: cuisine mi française, mi haïtienne! Elle va m'apprendre cette semaine le maïs bonne femme!

Voilà pour mes activités du moment!




Protection de l’adduction dans les mornes



L’adduction, en fonte grise de 8 pouces (20 cm environ) datant de 1928, est menacée ponctuellement par l’érosion des sols et l’érosion de la rivière Les Vignes. Quatre points sensibles ont fait l’objet d’un renforcement par gabionnage totalisant 200 à 300 m3 de gabions.

La photo ci dessus présente la zone d’éboulement post séisme : la conduite blanche (PVC) est une réparation de la fonte (noire) emportée par les glissements de terrains le 12/01/2010. Par ailleurs, le méandre de rivière érode les sols sous la conduite, ce qui menace sérieusement sa stabilité.

Pendant les réparations : plus de 100 m3 de gabions (murs de pierre enveloppés dans un cube de grillage acier) ont été posé pour protéger la conduite à ce point pour stopper l’érosion de la rivière et le lessivage des sols de la colline. A ce stade, un géotextile est en attente de pose avant de combler le fossé et réenterrer la conduite pour la protéger.

Pour les zones trop instables à forte pente, une protection par murets grillagés renforcés de pieux est prévue pour la conservation du sol en aval de la conduite. 300 mètres linéaires sont prévus à terme (chantier à venir, pas de photos). Cliquez sur le lien suivant pour voir les photos du gabionnage (en attendant de réussir à mettre les photos directement sur notre blog!):

http://picasaweb.google.fr/107992730340357107736/LeGabionnage?authkey=Gv1sRgCMPjg5irt_jxXQ#


lundi 24 mai 2010

Réparation des fuites visibles et non visibles


En zone urbaine, le séisme a provoqué de sérieuses fuites soit par déboitement des fontes, soit par casse des PVC et galvanisé souvent au niveau des branchements d’abonnés. Par ailleurs, de nombreux branchements desservant des habitations détruites ont dû être supprimés. Environ 70 fuites visibles ont ainsi été réparées, ce qui totalise environ 50 m3/h estimé. Des manchons pour fontes à très grande tolérance ont été utilisés ainsi que le matériel de plomberie usuel pour reconnecter les branchements privés.

Aujourd’hui, le réseau est remonté en pression et est redevenu fonctionnel. Dans deux zones, l’ensablement de conduites PVC nous guide vers un remplacement complet du linéaire qui sera opéré au cours des travaux de réhabilitation. Quelques fuites visibles non significatives subsistent, la campagne de recherche de fuites est attendue pour définir les actions à mener.

En juin, une équipe de Veolia viendra faire une campagne de recherche de fuites pour détecter les fuites non visibles. Les tronçons du réseau présentant trop de fuites seront changés, les autres verront leurs fuites réparées.

Pour regarder les photos cliquez sur le lien suivant:

http://picasaweb.google.fr/107992730340357107736/TravauxSebastienPetitGoave?authkey=Gv1sRgCIXkqKuY0Ky7PQ#

Etude de projet

L’étude de projet de réhabilitation, modernisation et extension du réseau a commencé :

- les plans fonctionnels du réseau actuel ont été tracés.

- les levés topographiques sur l’ensemble des points clefs de la zone ont été réalisés.

- une cartographie des abonnés actuels et futurs est en cours. Une enquête se termine pour identifier, par quartier et par tronçon hydraulique, le nombre d’abonnés aujourd’hui connectés, ainsi que le nombre d’abonnés potentiels (clients intéressés par un branchement et ayant la capacité financière adaptée). Pour cela, deux enquêteurs ont sillonné, rue par rue, la zone urbaine que peut desservir le réseau du SNEP en fonctionnement gravitaire.

Cette étude servira pour le dimensionnement des futures infrastructures mais constituera aussi la matrice d’une base de données d’un fichier client, qui sera enrichi au fur et à mesure de la reprise du service. Cette base de données servira pour le service administratif (gestion clientèle, suivi facturation…) et pour le service technique (coupure des branchements illégaux, localisation des branchements pour intervention…)

- une étude expérimentale en attente sera lancée lorsque les compteurs (arrivage d’Europe) seront livrés. Cette étude consiste à mesurer les consommations d’une centaine de clients types, répartis par quartier, par étage de pression, par tour d’eau et par niveau économique. Elle permettra de quantifier les consommations et de préciser les habitudes de consommations de différents types d’abonnés. De plus, elle permettra de voir les réactions des abonnés face à la modernisation des branchements (mise en place de compteur, passage du paiement en forfait au paiement au volume d’eau consommé). Aujourd’hui, les abonnés payent au forfait (environ 4 € par mois) quelque soit leur consommation, ce qui induit de fort gaspillage, les gens laissant couler l’eau (environ 60 à 90 % de l’eau d’un abonné part directement au caniveau). Les abonnés sont souvent paresseux pour faire les gestes d’économie et prétextent qu’ils payent et donc peuvent faire ce qu’ils veulent. Pour cela, une nouvelle loi sur l’eau oblige aujourd’hui les réseaux d’eau payants à facturer au volume d’eau (et donc à installer des compteurs individuels).

Les deux études ci-dessus serviront de bases chiffrées pour le dimensionnement technique des futures infrastructures. Ces études se basent notamment sur des logiciels de dimensionnement hydrauliques de réseau.

dimanche 23 mai 2010

Projet de Sébastien


Je travaille pour la Croix Rouge Française en tant que chef de projet, pour l’instant jusqu’à la fin de l’année, pour un programme de réhabilitation du réseau d’eau potable de la ville de Petit Goave qui devrait durer entre un et deux ans.

Petit Goâve était équipé d’un réseau d’eau construit en 1928 durant l’occupation américaine (et oui, l’une des tentatives de colonisations tardives des américains avant que ca ne passe de mode). Le travail a été superbement fait : le dimensionnement du réseau (largement surdimensionné), la pause et surtout la résistance des matériaux en fonte grise d’époque dont les épaisseurs hors norme nous posent des problèmes pour adapter de nouveaux tuyaux. Ce réseau de 82 ans était au 11 janvier 2010 encore pleinement fonctionnel et suffisamment dimensionné pour alimenter la population de la ville qui a multiplié par dix depuis.

Suite au séisme du 12 janvier 2010, la Croix Rouge Française a étendu ses activités d’urgence dans la commune de Petit Goâve (120 000 hab., dont 50 000 à 70 000 alimentés par le réseau). Face aux destructions observées sur le réseau d’eau de la zone urbaine, une remise en état de celui-ci a été privilégiée pour palier à terme au départ des ONG qui organisent la distribution d’eau traitée. Ainsi un travail de collaboration étroit est en cours entre le SNEP (Syndicat National de l’Eau Potable) et la CRF afin de réaliser un projet en deux phases :

- réparations d’urgence : pour permettre à l’eau de couler et alimenter ainsi la ville en eau et pour permettre au gestionnaire de redémarrer son activité d’exploitation.

- réhabilitation, extension et modernisation du réseau, afin de mettre en conformité celui-ci avec la réglementation haïtienne et doter la zone urbaine de Petit Goâve d’un système d’alimentation en eau potable performant.

ü Evaluation d’urgence.

La Croix Rouge Française a réalisé, avec son partenaire la Fondation Veolia, un diagnostic de l’état du réseau en mars 2010. Deux experts Veolia et un spécialiste CRF ont audité le réseau. Puis ils ont dégagés les grandes lignes des actions à mener pour remettre rapidement en état de fonctionnement le réseau d’une part, et pour réhabiliter, moderniser l’ensemble du système de distribution d’eau d’autre part.

Par ailleurs une étude topographique a déterminé les cotes des points clefs du réseau. Une cartographie du réseau existant a été tracée sur plan avec un fond de plan Google Earth.

ü Réhabilitation d’urgence : deux actions sont menées depuis mars.

o Protection de l’adduction dans les mornes (détail dans un prochain article)

o Réparation des fuites visibles (détail dans un prochain article).



Petit-Goâve vu par Seb






Petit Goave est une ville située à 80 km au sud ouest environ de la capitale Port au Prince. La commune comptait environ 120 000 personnes avant séisme, dont 40 000 à 80 000 en zone urbaine. Fondée en 1625, la ville est située dans une jolie baie du Golfe de la Gonave (mer située entre les deux bras d’Haiti). Ancien repère de flibustiers français, Petit Goave a été capitale de la jeune colonie française, avec son Acul qui permettait de mettre à l’abri les bateaux des tempêtes cycloniques et de cacher les trésors pris aux galions espagnols.

Petit Goâve est connue pour sa culture du café, du cacao, de la canne à sucre, du coton. C’est également une zone de pêche active. On peut voir sur les marchés notamment de très belles langoustes, des poissons lunes, des espadons, des barracudas (ou ce qui y ressemble) et pleins de poissons de corail dont les habitants.

Avant séisme c’était une ville magnifique. Entre les collines vertes (bien déboisées cela dit) et la mer (qui sert ici de décharge), la ville est bien tracée en carré et rues perpendiculaires. Beaucoup de voies sont couvertes avec des pavés autobloquants et on y rencontre deux types de jolies constructions :

- les anciennes demeurent coloniales : belle maisons en briques et bois, à colonnades souvent très travaillée, des toits à plusieurs pentes, de magnifiques terrasses et entourée de splendides jardins avec de belles essences (acajou, capoquier, manguier, ibiscus, bougainvilliers… et d’autres essences dont je ne connais pas le nom… et les haïtiens non plus d’ailleurs, quand on demande comment telle plante s’appelle, ils répondent : fleur, arbre, herbe (facile les cours de botanique créole)).

- et les stocks des anciens dockers, gros dépôts magnifiquement travaillés avec leur portes lourdes en ferronneries de plusieurs siècles, des murs épais en briques et charpente en bois ou en métal, le tout colorés de manière si gaie et variée comme savent le faire les haïtiens.

Malheureusement un grand nombre de ces bâtiments, souvent en briques, n’ont pas résisté. Tout comme le célèbre hôtel le « Relais de l’Empereur » où dans les belles années d’Haïti (1950-80) la jet set américaine et canadienne venait fêter les nuits avec drogue, filles et alcool sans média, ni peur de la Police (très fréquenté notamment des Rollings stone et star du genre). Ce vieil hôtel avait une décoration très riche d’objet rare exotique : peau d’animaux, poteries, tableaux, sculptures haïtiennes.

mercredi 19 mai 2010

La nourriture haïtienne



La nourriture haïtienne est assez variée même si on retrouve très souvent le riz collé ou le riz pois comme base de l'alimentation.
On trouve beaucoup de variétés de poissons principalement des poissons de roches mais aussi des anguilles, aiguillettes, carpes... je ne connais pas les autres noms; les commerçants les appellent poissons roses, poissons bleus... Mais également des langoustes, langoustines, lambis (le coquillage est très joli), crabes.
Au niveau de la viande, c'est surtout la viande de bœuf et de cabri ainsi que les boyaux, tripes... On trouve du poulet mais il est importé (Etat Unis); il est très difficile de trouver du poulet du pays tout comme les oeufs pays (comme ils disent ici).
Sur la photo, autour de la langouste, il y a des bananes et fruits de l'arbre à pin communément appelé arbre véritable ou « lam veritab » en créole, frits; c'est très bon!
Nous mangeons beaucoup de fruits et buvons sans soif le jus de fruits: chadèques, oranges, mandarines, citrons verts, ananas, bananes, mangues et noix de coco à gogo (séchés ou fraiches). Les avocats commencent à arriver. J'attends avec impatience les fruits de la passion!

Le midi on mange dans un petit boui-boui à côté de chez nous, qui prépare du riz pois, c’est la base de l’alimentation, avec du poulet ou viande ou poissons, de la sauce pois (sauce très rouge un peu pimentée) et légumes (surtout aubergine, poireaux). C’est très bon et très copieux. Et comme boissons, un jus qui change tous les jours : citron vert, chadèque, carotte, cerise (pas les mêmes que nous, ça a le gout de la fraise, c'est la même taille que notre cerise mais avec 3 noyaux dedans), et un jus original : pommes de terre, tarot, carotte, extrait d’amandes, lait concentré sucré tout ça mixé avec des glaçons.
Très souvent en entrée nous avons des salades de macaronis, carotte et mayonnaise!
Nous avons la chance d'avoir chez nous une cuisinière, Ketsia, qui nous prépare de bons repas mi haïtien, mi français; nous mélangeons nos recettes!

Nous mangeons donc très bien, le luxe que nous nous octroyons parfois c'est d'aller manger une langouste sur la plage. On la choisit dans la natte du pécheur et il nous la fait boucanée avec une petite sauce citrons, épices, ail.

Vous en avez surement l'eau à la bouche, bon appétit!

mardi 18 mai 2010

Fête du drapeau: 18 mai


Le 18 mai en Haïti, nous fêtons la fête de la création du drapeau haïtien, bannière dont le bleu et le rouge sont tirés du drapeau tricolore français, auquel le blanc a été arraché à l'indépendance en 1804. Il y a normalement de grands défilés organisés. Le pays étant encore plus ou moins en deuil peu de chose était organisé. Il y a quand même eu des drapeaux affichés dans la ville de Petit-Goâve ainsi qu'une fête organisée en fin d'après midi sur la place publique.

A l'école, les maitresses ont organisé une matinée de rappel historique et de défilé dans la cour et autour de l'école. J'ai donc défilé avec les enfants qui se faisaient une joie de m'entrainer avec eux. Tout ça en musique et en reprenant en coeur: "Joli drapeau, fier drapeau": le chant du drapeau national haïtien.

samedi 8 mai 2010

Week-end fabuleux à l'île à Vache




Pour se changer un peu les idées de semaines difficiles (surtout pour Seb), rien de tel qu'un petit we sur une île paradisiaque.
L'île à vache se situe à 40 minutes en bateau de la ville des Cayes. Les Cayes c'est une grande ville sur la coté sud de Haiti. Cette ville a été peu touché par le séisme. Ca fait plaisir de voir une ville avec des bâtiments debouts.
Ce qui nous a le plus plu sur cette île c'est l'absence de déchets, fatras comme ils disent ici, sur les plages. Les plastiques c'est un réel problème en Haiti mais en ce moment il y a d'autres choses à faire que de la sensibilisation aux déchets mais c'est quand même un problème qu'il ne faut pas oublier.
Notre we, c'était donc: baignade dans la mer, balade sur les plages, déjeuner, baignade dans la piscine sans oublier un bon rhum sauer au bar de la piscine!
Les récifs de coraux sont peu présents sur cette ile, du moins du côté de l'ile que nous avons visité.

N'hésitez pas à aller voir nos photos:
Bises à tous.
Laure et Sébastien