Petit Goave est une ville située à 80 km au sud ouest environ de la capitale Port au Prince. La commune comptait environ 120 000 personnes avant séisme, dont 40 000 à 80 000 en zone urbaine. Fondée en 1625, la ville est située dans une jolie baie du Golfe de la Gonave (mer située entre les deux bras d’Haiti). Ancien repère de flibustiers français, Petit Goave a été capitale de la jeune colonie française, avec son Acul qui permettait de mettre à l’abri les bateaux des tempêtes cycloniques et de cacher les trésors pris aux galions espagnols.
Petit Goâve est connue pour sa culture du café, du cacao, de la canne à sucre, du coton. C’est également une zone de pêche active. On peut voir sur les marchés notamment de très belles langoustes, des poissons lunes, des espadons, des barracudas (ou ce qui y ressemble) et pleins de poissons de corail dont les habitants.
Avant séisme c’était une ville magnifique. Entre les collines vertes (bien déboisées cela dit) et la mer (qui sert ici de décharge), la ville est bien tracée en carré et rues perpendiculaires. Beaucoup de voies sont couvertes avec des pavés autobloquants et on y rencontre deux types de jolies constructions :
- les anciennes demeurent coloniales : belle maisons en briques et bois, à colonnades souvent très travaillée, des toits à plusieurs pentes, de magnifiques terrasses et entourée de splendides jardins avec de belles essences (acajou, capoquier, manguier, ibiscus, bougainvilliers… et d’autres essences dont je ne connais pas le nom… et les haïtiens non plus d’ailleurs, quand on demande comment telle plante s’appelle, ils répondent : fleur, arbre, herbe (facile les cours de botanique créole)).
- et les stocks des anciens dockers, gros dépôts magnifiquement travaillés avec leur portes lourdes en ferronneries de plusieurs siècles, des murs épais en briques et charpente en bois ou en métal, le tout colorés de manière si gaie et variée comme savent le faire les haïtiens.
Malheureusement un grand nombre de ces bâtiments, souvent en briques, n’ont pas résisté. Tout comme le célèbre hôtel le « Relais de l’Empereur » où dans les belles années d’Haïti (1950-80) la jet set américaine et canadienne venait fêter les nuits avec drogue, filles et alcool sans média, ni peur de la Police (très fréquenté notamment des Rollings stone et star du genre). Ce vieil hôtel avait une décoration très riche d’objet rare exotique : peau d’animaux, poteries, tableaux, sculptures haïtiennes.
Tu te laches le Seb! Cela arrache. Bonne continuation et chapeau.
RépondreSupprimerMmf